Alésia est un oppidum gaulois avec "arx " (qui signifie citadelle en latin ), à l'instar de Vesontio ( Besançon ), habité par les Mandubiens; dont le site a été le théâtre décisif de la "Guerre des Gaules " qui opposa Jules César à la coalition gauloise mené par l'arverne Vercingétorix en 52 avant J-C.
Une agglomération d'oppidum
Situé sur l'axe qui relie la Manche à la Méditerranée, défendu naturellement par la falaise qui l'entoure, pourvu de nombreuses sources, le Mont-Auxois a été propice à l'occupation humaine dès la fin de la Préhistoire.
L'oppidum (place forte située sur un lieu élevé) de 97 hectares - l'un des plus vastes de Gaule - fut occupé de manière permanente au moins depuis 80 avant J.-C. Il était le chef-lieu de la cité des Mandubiens, petit peuple client de la grande cité voisine des Éduens (capitale : Bibracte).
Les découvertes archéologiques relatives à cette période, encore modestes, sont incontestables.
Remparts, habitat, sanctuaires, artisanat
Les aménagements défensifs étaient limités et discontinus : on s'est contenté d'obstruer les brèches ouvertes par l'érosion dans la corniche calcaire en élevant des murs en pierres sèches, de renforcer la pointe ouest et d'aménager des systèmes d'entrée fortifiés selon la technique du murus gallicus à l'est et au sud-ouest.
Les habitats étaient construits en matériaux légers : poteaux porteurs et charpente en bois, murs en pisé sur clayonnage, couverture en chaume, sol en terre battue. Leurs vestiges sont rares et ténus.
Il est certain qu'un habitat groupé était implanté au centre de l'oppidum, autour du temple principal. Á proximité, vers le nord, un enclos puissamment palissadé est l'indice d'un autre espace important (sanctuaire ?) dédié à l'époque gallo-romaine au dieu indigène Ucuetis. Des axes structuraient l'ensemble.
La métallurgie du bronze et du fer semble avoir tenu une place importante dans l'économie de l'oppidum.
Á la pointe est, mais à l'extérieur du système défensif, existait vraisemblablement un autre sanctuaire. Il était lié à une source et dédié à un autre dieu gaulois : Moritasgus.
La découverte d'En Curiot
La découverte la plus spectaculaire de ces dernières années (1994) concerne le murus gallicus du lieu-dit En Curiot, près de l'accès actuel à la statue de Vercingétorix. Les fouilles ont permis de retrouver une section non négligeable de ce rempart qui défendait une dépression. Cette découverte et la configuration du terrain permettent de supposer la présence de la porte occidentale de l'oppidum dans ce secteur.
En outre, un habitat composé de cinq maisons disposées en éventail autour d'un petit espace vide a pu être daté d'avant le siège grâce aux foyers ainsi qu'à un mobilier homogène très abondant : céramique gauloise et campanienne, amphores vinaires italiques, fibules...
Les fragments d'armes en fer (pointe de flèche, éléments de fourreaux d'épées et de boucliers) trouvés dans le même secteur donnent à penser que ce quartier de l'oppidum a été certainement occupé de manière dense durant le siège de 52 avant J.-C.
Qu'est-ce qu'un murus gallicus ?
Les aménagements défensifs étaient limités et discontinus : on s'est contenté d'obstruer les brèches ouvertes par l'érosion dans la corniche calcaire en élevant des murs en pierres sèches, de renforcer la pointe ouest et d'aménager des systèmes d'entrée fortifiés selon la technique du murus gallicus à l'est et au sud-ouest.
Les habitats étaient construits en matériaux légers : poteaux porteurs et charpente en bois, murs en pisé sur clayonnage, couverture en chaume, sol en terre battue. Leurs vestiges sont rares et ténus.
Il est certain qu'un habitat groupé était implanté au centre de l'oppidum, autour du temple principal. Á proximité, vers le nord, un enclos puissamment palissadé est l'indice d'un autre espace important (sanctuaire ?) dédié à l'époque gallo-romaine au dieu indigène Ucuetis. Des axes structuraient l'ensemble.
La métallurgie du bronze et du fer semble avoir tenu une place importante dans l'économie de l'oppidum.
Á la pointe est, mais à l'extérieur du système défensif, existait vraisemblablement un autre sanctuaire. Il était lié à une source et dédié à un autre dieu gaulois : Moritasgus.
La découverte d'En Curiot
La découverte la plus spectaculaire de ces dernières années (1994) concerne le murus gallicus du lieu-dit En Curiot, près de l'accès actuel à la statue de Vercingétorix. Les fouilles ont permis de retrouver une section non négligeable de ce rempart qui défendait une dépression. Cette découverte et la configuration du terrain permettent de supposer la présence de la porte occidentale de l'oppidum dans ce secteur.
En outre, un habitat composé de cinq maisons disposées en éventail autour d'un petit espace vide a pu être daté d'avant le siège grâce aux foyers ainsi qu'à un mobilier homogène très abondant : céramique gauloise et campanienne, amphores vinaires italiques, fibules...
Les fragments d'armes en fer (pointe de flèche, éléments de fourreaux d'épées et de boucliers) trouvés dans le même secteur donnent à penser que ce quartier de l'oppidum a été certainement occupé de manière dense durant le siège de 52 avant J.-C.
Qu'est-ce qu'un murus gallicus ?
César a décrit avec précision dans ses Commentaires le mode de construction des remparts du type " mur gaulois " (De Bello Gallico, VII, 23). Le noyau est composé d'une levée de terre que retient une trame régulière de poutres disposées perpendiculairement les unes aux autres et assujetties par de longues fiches en fer forgé. La face extérieure reçoit un parement en pierres sèches qui laisse apparaître de place en place la tête des poutres disposées perpendiculairement à l'axe de la fortification.
Contrairement à une ville ou à un cimetière, le site d'une grande bataille laisse très peu de vestiges : à peine quelques traces éparses sous forme d'armes ou de dépouilles. Alésia est pourtant plus qu'une bataille, c'est un haut lieu de la mémoire historique de la Gaule, de la France et de la Bourgogne. Les fouilles qui y ont été menées depuis plus de cent ans ont permis de mettre au jour non seulement des témoignages uniques sur la bataille qui opposa, en 52 av. J.-C., Gaulois de Vercingétorix et Romains de Jules César, mais également les premières traces d'occupation de l'oppidum des Mandubiens (le peuple gaulois propriétaire des lieux) et le développement de la bourgade gallo-romaine qui donna naissance au village Alise Saint-Reine en Côtes d'Or. Les principaux acteurs de l'archéologie aliséenne y présentent les tout derniers résultats de leurs recherches et nous fournissent ainsi un dossier complet et inédit sur ce qui est aujourd'hui universellement reconnu comme le site d'une des plus célèbres batailles de l'Antiquité.
Où s'est déroulée la bataille d'alésia
Après des années de batailles scientifiques pour valider ou non ce site comme étant celui de la bataille d'Alésia, le doute n'est aujourd'hui plus permis : les gaulois de Vercingétorix ayant voulu prendre les romains de Jules César par surprise, subissent un cuisant revers et se replient dans l'oppidum d'Alésia.
Ils ne vont pas pouvoir se protéger car ce sont les romains qui vont les assiéger en construisant des murs, des palissades, des tranchées. Le siège va s'éterniser et les gaulois capitulent , Vercingétorix se soumet à César.
Sur le mont Auxois, les fouilles ont mis au jour les vestiges de l'oppidum, on reconnaît le quartier des artisans, celui du théâtre, la "cave à la mater" et la "maison des bronziers", tandis qu'autour d'Alise, des découvertes de vestiges d'ouvrages militaires ont permis de positionner les romains.
Le mystère de la localisation de la bataille d'Alésia
"L'histoire étant toujours écrite par les vainqueurs, c'est à Jules César que l'on doit le seul récit de la guerre qui, il y a plus de 2000 ans, a opposé ses légions aux armées gauloises de Vercingétorix... Cette « guerre des Gaules » comme l'appela César fut un véritable carnage. Un million de morts en 8 ans jusqu'à la défaite des Gaulois dans une des plus grandes batailles de l'Antiquité. Tout le monde, bien sûr, a entendu parler d'Alésia, des hauteurs sur lesquelles les Gaulois assiégés ont tenu tête aux légions romaines pendant des mois et des immenses fortifications sur lesquelles se sont brisées les armées gauloises venues au secours de Vercingétorix. César lui-même a consacré plusieurs pages de sa « Guerre des Gaules » à cette victoire qui lui ouvrait les portes du pouvoir à Rome. Mais il n'a jamais donné de précisions sur le lieu où s'était déroulée la bataille. Si bien que pendant des siècles on s'est demandé où était né un des mythes fondateurs de l'histoire de France. L'endroit exact où, en 52 avant J.C., Vercingétorix avait jeté ses armes aux pieds de Jules César."
Depuis Napoléon III, officiellement, la bataille d'Alésia s'est déroulée à Alise-Sainte-Reine en Côte d'Or (Bourgogne.